17 avril, 2006

Les Etangs d’Ixelles ( Episode II )

Suite du plantage aux Etangs d’Ixelles...
Nous avons fait l’autre côté, ça va plus vite à trois !

Comme les autres fois, les gens qui passent nous posent des questions, certains me demandant si les M&Ms ça pousse bien (le récipient que j’utilise est un sachet de M&Ms), d’autres repartant heureux d’avoir reçus quelques graines à planter sur leurs balcons ou dans leurs jardins, et une vieille dame que nous avions croisé la fois d'avant, nous a dit que c'était bien, qu’elle était « fan » :-D.

Nous avons également croisé le gardien du parc, qui nous a demandé ce que nous faisions, quand je lui ai répondu qu'on plantait des tournesols, il a rigolé et a poursuivi son tour…30 minutes plus tard, il nous a abordé à nouveau pour nous demander pourquoi nous faisions ça, et pour nous expliquer que c’était un site classé, que nous risquions d’avoir des problèmes...Mais qu'on faisait ce qu'on voulait quand même car « Vous n’êtes pas des hooligans" (sic).

Etonné de risquer des problèmes parce que je plante des fleurs, je l’ai écouté, mais j’ai quand même continué de planter (autant terminer). C’est le premier contact négatif à notre action que nous avons eu, je dois avouer que ça m’a un peu cassé, mais bon, nous avons continué cet étang là, et je me demande si je dois faire le second ou pas.... Sur le retour Girasol et moi sommes repassé par un tronçon de la rue Tenbosh et de la rue Américaine (du rond point au Brico) sans oublier de planter nos semences chacun d’un côté de la rue.

Pensez-vous que j’ai eu tort de continuer de planter sur un site « classé » rempli de merdes de chien et que ce soit une forme de vandalisme par rapport au travail des jardiniers du parc? ( Laissez un commentaire svp…)

Le Kit Faire un trou Planter une graine Plantage

15 avril, 2006

Les Etangs d'Ixelles

Aujourd’hui, je suis allé aux étangs d’Ixelles avec une copine.
Nous avons planté à peu près 500 graines, mais nous sommes tombés à court… Donc un seul côté a été planté, le côté du Café Belga…
( Je crois que j’ai fait une adepte, car elle m’a proposé de continuer lundi! )

Comme d’habitude, les gens s’arrêtent pour demander ce qu’on fait et trouvent que c’est chouette comme démarche, certains ont emportés quelques graines pour mettre sur leurs balcons, une petite fille m’a demandé si je cachais des œufs pour Pâques, et une vieille dame qui passe l’hiver au Brésil, nous a expliqué que depuis quelques années, les biocarburants sont disponibles systématiquement à toutes les pompes et que c’est bien de promouvoir l’utilisation de ces carburants « verts » de la manière dont nous le faisons.

A part çà, pour la première fois depuis le début, nous avons croisé le regard de nos amis gardiens de la paix qui passaient en voiture en ralentissant…Une fraction de seconde j’ai pensé qu’ils allaient peut-être faire le tour de l’étang pour mieux nous intercepter et nous demander ce qu’on foutait là…A mon avis ils avaient mieux à faire, car on ne les a pas revus…

07 avril, 2006

Franklin Roosevelt

Pour une histoire de carte de crédit oubliée dans une voiture la semaine dernière, on s'est attaqué à l'avenue Franklin Rossevelt, le long du bois de la Cambre, entre le bout de Louise et l'hippodrome (pour ceux qui ne situent pas bien).

Hé oui, il n'y a aucune logique dans notre choix de rue, si ce n'est qu'on aime bien les boulevards fréquentés. Ce qui nous porte, c'est la nécessité. Et dans ce cas-ci, la récupération d'un bout de plastique de grande valeur.

Je dois dire, qu'au départ, ce boulevard ne m'attirait pas des masses. Sa longueur, son aspect fort propre et sa situation ne me plaisaient guère. On a donc fait une marche de reconnaissance à l'aller, sans rien planter, pour reconnaître que la bande centrale, grande comme 11 terrains de foot, est bien entretenue (tondue régulièrement) et que les arbres sont encastrés dans un sol dur, recouverts de graviers. Pas folichon pour planter des fleurs. Mais au fur et à mesure de notre marche, l'espoir a grandi. Quelques lieux nous semblaient possibles pour accueillir nos tournesols potentiels.

Au retour, donc, nous nous sommes attaqués à ensemencer les petits bouts de terres côté ULB du boulevard. (L'autre côté, de par sa situation, ne devrait pas être assez ensoleillé). Et finalement, on a planté beaucoup plus de graines que prévu. Mêmes les endroits les plus rocailleux ont reçu quelques semences. Presque tous les arbres (du côté droit de la chaussée, en entrant dans Bruxelles) ont maintenant à leur pied 4 ou 5 graines de tournesol qui attendent de germer.

L'observation que nous avons fait, finalement, c'est que c'est l'espoir qui nous pousse à planter, même là où, à priori, ce n'est pas un endroit idéal. L'imagination, la vision d'un boulevard fleuri nous encourage à persévérer, à creuser de nos batons des petits trous pour déposer nos graines. Et la satisfaction du travail accompli au dernier arbre du dernier feu rouge de la rue.

C'est fourbu, mais content que nous sommes rentré chez nous.
Petits conseils aux amateurs...: Faites bien vos étirements après ce sport. On le sent dans les jambes...

06 avril, 2006

Premier plantage

Premier Post. Premier plantage. Première soirée accroupi au pieds des arbres à faire des petits trous. Premières expériences.

Hier soir, on s'est mis en tête de faire la chaussée de Waterloo, entre le carrefour Ma campagne et la Bascule. On s'est lancé vers 19h30-20h, le sac de graines à la main. On était gonflé à bloc, prêts à faire tout le quartier et les boulevards alentours. Mais le processus de plantation est plus lent et plus fatiguant que prévu. On s'est donc limité à la chaussée de waterloo, ce qui n'est déjà pas si mal.
Pour une première approche, ce fût riche en découverte.
On n'avait pas fait 10 mètres qu'on s'est déjà fait abordé, par des connaissances, qui se demandaient ce qu'on foutaient là, accroupi dans les bacs à fleurs. L'accueil fût bon et étonné. Une copine est repartie avec quelques graines qu'elle allait planter dans son jardin.

On a terminé le boulevard, aller-retour, en 2 heures... en faisant un stop au resto-poulet-rapide de la chaussée pour se sustenter.

En moyenne, tous les 50 mètres, quelqu'un nous abordait pour nous demander ce qu'on faisait. Parmis ces personnes, certains nous ont promis de surveiller la croissance, d'autres nous ont félicités, une dame est repartie avec des graines pour les planter devant chez elle, et les éboueurs (qui passaient par là ce soir là) nous ont tendu des pouces levés...
Puis en plantant devant un resto végétarien, on a taillé une bavette avec la gérante (intriguée par notre comportement). Elle n'en revenait pas qu'on faisait ça gratuitement... Elle nous a pris quelques graines et nous a fixé rendez-vous 15 jours plus tard, à la terrasse de son resto, pour nous offrir un verre. ;-)

Un ami m'avait parlé du pouvoir des fleurs quand je lui avais parlé de notre projet. Ca m'avait fait plaisir... mais je dois dire, qu'après hier soir, je suis surpris de voir qu'il a raison.

En bref, nous revoilà gonflés à bloc pour entamer une nouvelle soirée de plantation.